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METS, subst. masc.
A. − Aliment élaboré entrant dans la composition d'un repas et qui est souvent préparé selon une recette particulière. Synon. plat.Mets délicat, exquis, insipide, raffiné. Un très beau et très fin dîner, au milieu duquel est servi un plat exquis: des bécasses au vin de Champagne, − un mets dont la recette a été rapportée par MmeZola de Belgique (Goncourt, Journal, 1894, p.531):
−. Un peu de temps, de réflexion et d'expérience apprirent bientôt à M. de Borose que, le nombre des mets étant à peu près fixé par l'usage, un bon dîner n'est pas de beaucoup plus cher qu'un mauvais... Brillat-Sav., Physiol. goût, 1825, p.296.
B. − P. ext. Nourriture. C'étaient du kouskoussou d'orge et des mets de la dernière qualité (Fromentin, Été Sahara, 1857, p.262).On comprend qu'à cet état les nymphes de fourmis, laiteuses, succulentes, soient un mets fort appétissant pour l'oiseau et pour une infinité d'êtres qui les recherchent avidement (Michelet, Insecte, 1857, p.284).Sur la côte pullulaient par milliers ces précieuses salanganes dont les nids comestibles forment un mets recherché dans le céleste empire (Verne, Tour monde, 1873, p.84).Cette masse gluante, tachetée d'orange, ce sont des carrelets, mets national, cher à toutes les pensions de famille (Morand, Londres, 1933, p.304).
Prononc. et Orth.: [mε]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Ca 1140 mes (Geoffroy Gaimar, Estoire des Engleis, éd. A. Bell, 5987). Du lat. missum (de mittere, missus «envoyer») acc. de missus, subst. de la 4edéclinaison à l'époque class., passé aux thèmes en -o- (2edéclinaison) à basse époque (TLL s.v.), proprement «action d'envoyer, de lancer» (d'où l'a. fr. mes «action de lancer [une arme de jet]» ca 1140 Gaimar, op. cit., 6317), «ce qui est envoyé» spéc. «service à table; plat dont se compose ce service» (ives. Lampride ds TTL, s.v., 1142, 70 sqq.). La forme mets, par attraction de mettre*. Fréq. abs. littér.: 545. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 797, b)984; xxes.: a) 742, b) 667.