MAGNITUDE
substantif fémininA. —Rare. Importance (d'une donnée, d'un fait). L'appel à la nation, la magnitude du danger, l'inflammation des esprits, la grandeur du spectacle, eussent dirigé de toutes parts des multitudes sur la capitale (, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, 1823, p. 467). La magnitude de ces nombres invite au désespoir ou au scepticisme (Univers écon. et soc., 1960, p. 6-13).
B. —ASTRON. Nombre indiquant l'éclat apparent d'un astre et obtenu par divers procédés. Magnitude stellaire; magnitude bolométrique, photographique, visuelle. La différence de magnitude de deux étoiles de couleurs différentes n'est pas la même pour la plaque et pour l'œil (Hist. gén. sc., , t. 3, vol. 2 1964, p. 543).
• Magnitude absolue. Magnitude qu'aurait une étoile transportée à la distance arbitraire de 10 parsecs (32,6 années-lumière). Étoiles de magnitude absolue connue (, Astrophys., 1963, p. 39).
Prononciation et orthographe
[maɳityd]. Barbeau-Rodhe 1930: [-gn-], mais [ɳ] ds Pt Rob., Lar. Lang. fr., Martinet-Walter 1973 (14/17). Les empr. récents au lat. conservent [gn]. Dès le xixe s., [gn]>[ɳ] dans mots cour.: magnésium, magnétisme, etc. (Straka ds Trav. Ling. Litt. Strasbourg, 1981, p. 224). Lang. recherché ou sav., hésitation entre [gn] et [ɳ]. V. igné.
Étymologie et histoire
1372-74 «grandeur, étendue» (Oresme, Livre de politiques d'Aristote, éd. A. D. Menut, f° 246b); 1892 astron. (Guérin). Empr. au lat. magnitudo «grandeur, étendue».