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LÈGE, adj.
MAR. [En parlant d'un bateau] Qui est vide ou incomplètement chargé. Les cargo-boats et les paquebots ont, en général, à l'état lège, une faible stabilité (Croneau, Constr. nav. guerre, t. 2, 1892, p. 22).Les manœuvres d'entrée et de sortie, surtout pour de grands navires lèges, ne laissent pas que d'être souvent délicates (Quinette de Rochemont., Trav. mar., t. 1, 1900, p. 531):
Quelques bateaux lèges dormaient le long du quai, près des tas de sable issus de leurs entrailles sur lesquels veillent le bras de la grue et sa benne décrochée. Arnoux, Paris,1939, p. 343.
Faire son retour lège. Revenir sans charge, à vide. Bâtiment qui fait son retour lège (Ac.1835, 1878).
[P. méton.]
Déplacement lège (d'un navire de commerce). V. déplacement C.
Flottaison lège. Les flottaisons correspondant au plus faible chargement (flottaison lège) (Croneau, Constr. nav. guerre, t. 1, 1892, p. 3).
Prononc. et Orth. : [lε:ʒ]. Ac. 1762-1835 : lége; dep. 1878 : lège. Étymol. et Hist. 1681 « (bateau) vide ou incomplètement chargé » (Ordonnance de la marine ap. Isambert, Recueil gén. des anc. lois fr., t. 19, p. 315 : si le vaisseau (...) est contraint de faire son retour lege). Empr. au néerl.leeg « vide, sans chargement », contraction de ledig « id. » (FEW t. 16, p. 453a). Bbg. Behrens D. 1923, p. 71. - Boulan 1934, p. 145. - Salvioni (C.). Wortgeschichtliches : franç. « lège » (nave). Z. fr. Spr. Lit. 1909, t. 34, p. 314.