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LUMACHELLE, subst. fém.
GÉOL. MINÉR. Roche calcaire d'origine sédimentaire ayant l'aspect du marbre, formée essentiellement de débris de coquilles fossiles. Lumachelle bleue (Chabat, t. 2, 1876).
Emploi en appos. On peut citer, à l'appui de ces diverses conjectures, deux petits morceaux de marbre lumachelle (...) que l'on voit au Muséum d'histoire naturelle (Bern. de St-P., Harm. nat.,1814, p. 167).Un petit mortier à piler les amandes et les pâtes, en marbre lumachelle très rare, et un cachemire de l'Inde (Colette, Mais. Cl.,1922, p. 22).
Rem. Donné comme subst. fém. ds la plupart des dict., y compris Ac. 1835-1935. On relève cependant le masc. : Le lumachelle mortuaire, ainsi nommé, parce qu'il est d'un noir très pur avec un semis de coquilles blanches (Havard 1889). En Argonne, on exploite les lumachelles, formés de coquilles céphalopodes remplies par un calcaire blanc disséminé dans une pâte grise plus ou moins foncée (Bourde, Trav. publ., 1928, p. 85).
Prononc. et Orth. : [lymakεl], [-ʃ εl]. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1765 adj. (Encyclop. : marbre lumachelle); 1781 subst. (Journal général de France, 3 août ds Havard). Empr. à l'ital. lumachella, attesté comme terme de minér. dep. 2emoitié xviiies. (subst. masc., Milizia ds Batt.); propr. « petite limace », dér. de lumac(c)a « limace », forme du Centre et du Nord issue, avec labialisation de i devant m (cf. Rohlfs § 135) d'un type lat. vulg. *limaca, lui-même issu de λ ε ι ́ μ α κ α acc. du gr. byzant. λ ε ι ̃ μ α ξ (v. Kahane Byzanz t. 1, 396). Rohlfs § 358 et Cor., s.v. limaza donnent une autre explication du type *limaca : il serait issu du lat. limax par changement de déclinaison (v. limace). Bbg. Hope 1971, p. 362. − Kohlm. 1901, p. 48.