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LUCERNAIRE1, subst. masc.
A.− ARCHÉOL. Puits creusé dans des catacombes pour les mettre en communication avec la surface du sol (d'apr. Archéol. chrét. t. 9 1930).
B.− HIST. DE LA LITURG. Première partie de l'office que les premiers chrétiens célébraient pendant la nuit du samedi au dimanche; p. ext., office vespéral. (Dict. xixeet xxes.). Le jour même de l'octave [pascale], il y a double vêpres, ou, pour parler le langage du temps, on fait deux « lucernaires » (Gastoué, Orig. chant romain,1907, p. 298).
C.− Hapax. Porteur d'un cierge, d'un flambeau dans une cérémonie religieuse. La procession rentrait maintenant par des venelles de plus en plus étroites à mesure que le quartier était plus vieux, derrière les fanaux que les lucernaires portaient au bout des hampes d'argent (Morand, Flagell. Séville,1951, p. 15).
Prononc. : [lysε ʀnε:ʀ]. Étymol. et Hist. 1. 1704 liturg. cath. « vêpres; répons qu'on chante aux vêpres, dans le rite ambrosien » (C. Chastelain, Le Martyrologe romain, Qqqqq ij rods Quem. DDL t. 21); 2. 1867 archéol. (Littré). Empr. au lat. chrét. lucernarium « moment où l'on allume les lampes; office du soir, vêpres » (Blaise Lat. chrét.), dér. de lucerna « lampe; lumière ». Au sens 2, cf. lat. médiév. lucernaria « lucarne » (début xiiies. ds Du Cange), ital. lucernario « id. » (xviiies. ds DEI).