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KOMMANDANTUR, subst. fém.
Local où était installé un commandement militaire en Allemagne ou dans les territoires occupés par l'armée allemande. Il était seul place de l'Opéra. L'horloge de la Kommandantur marquait six heures et demie (Vailland, Drôle de jeu,1945, p. 198).P. méton. Le commandement lui-même, cette autorité militaire. La ligne de feu approchait chaque nuit, la révolution bouillonnait, mais de ce monde du front, du feu, les Kommandanturs restaient distinctes, lointaines (Van der Meersch, Invas. 14,1935, p. 394).Une autre distraction de la Kommandantur de Trèves était d'opérer parmi nous de nouveaux classements par catégories et par régions (Ambrière, Gdes vac.,1946, p. 47).
Prononc. : [kɔmɑ ̃dɑ ̃tu:ʀ] (Lar. Lang. fr.). Étymol. et Hist. 1. 1871 « local où se trouve installé le commandement militaire » (H. Robolski, Le Siège de Paris raconté par un Prussien, 330 ds Quem. DDL t. 20 : commandantur prussienne); 2. 1873 commandature « commandement militaire en Allemagne ou dans les territoires occupés par l'armée allemande » (A. Daudet, Contes lundi, p. 4). Mot all. signifiant « bureau du commandant » (xviiie-xixes. ds Duden Etymol., s.v. kommandieren); dér. de Kommandant « commandant », empr. au fr. commandant*. Le mot a été repris, en France, lors de la Seconde Guerre mondiale (1940, L'Humanité, 16 nov. ds Riederer, p. 192). Bbg. Colomb. 1952/53, pp. 380-381.