× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
JUREUR, subst. masc.
Vieux
A. −
1. Dr. Celui qui prête serment. Persécutions sans nombre dans Paris; (...) en 1372, contre les turlupins; puis contre les jureurs (...) et les réformateurs (Hugo, Paris,1867, p. 27).Le seigneur évêque de Troyes était messire Jean Laiguisé (...) un des premiers jureurs du traité de 1420 (France, J. d'Arc, t. 1, 1908, p. 475).
2. HIST., en appos. avec valeur d'adj. Prêtre jureur. Prêtre qui, sous la Révolution, avait prêté serment à la Constitution Civile du Clergé. Synon. prêtre assermenté, constitutionnel; anton. prêtre réfractaire.Intrépide, ne se gênant pas pour prêcher contre la république et les curés jureurs (Pourrat, Gaspard,1925, p. 25).
B. − Celui qui a l'habitude de jurer, de dire des jurons. Jureur, il y a encore du vrai; mais je jure tellement en dedans qu'on doit me passer le peu qu'on en entend (Flaub.,Corresp.,1847,p. 60).
Prononc. et Orth. : [ʒyʀ œ:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1174-76 « celui qui témoigne de la probité de la partie » (G. de Pont-Ste-Maxence, St Thomas, éd. E. Walberg, 4110); 2. ca 1223 plus gén. « celui qui jure, qui fait un serment » (G. de Coincy, Mir. Vierge, éd. V. F. Koenig, II, Mir 23, 238); 3. ca 1223 « celui qui jure, qui blasphème en prenant un être sacré à témoin » (Id., ibid., II, Mir 23, 273 : Ribaus n'est pas hardis jurere Qui espargne Dieu ne sa mere), cf. 1531 « blasphémateur, celui qui profère des jurons » (C. Marot, Chant Royal Chrestien, 46, éd. C. A. Mayer, Œuvres diverses, p. 181); 4. 1795 « prêtre qui a prêté serment à la Constitution Civile du Clergé en vigueur de 1791 à 1802 » (Proclamation au nom du Roi, 4o, 25 mai 1795 ds Brunot, t. 9, p. 895, note 7). Dér. de jurer* (suff. -eur2*), cf. aussi lat. jurator, dér. de jurare désignant un répartiteur de l'impôt puis employé plus gén. au sens de « celui qui prête ou a prêté serment » (cf. TLL s.v.).