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JUDICATURE, subst. fém.
A. − Charge, fonction, dignité de juge, de toute personne ayant l'administration de la Justice. Le comité de judicature rédige un nouveau code des peines militaires (Le Moniteur,t. 2, 1789, p. 397).Les cours de judicature, en Europe, sont regardées comme un des plus forts liens du corps social (Say, Écon. pol.,1832, p. 315):
La vénalité des offices de judicature, si pernicieuse à beaucoup d'égards, avait au moins le mérite de constituer des familles de magistrats en qui se perpétuaient avec la toge les plus saintes traditions de science, de sagesse et d'amour de la justice. Vivien, Ét. admin., t. 1, 1859, p. 195.
B. − HIST. RELIG. Dignité de Juge chez les Hébreux. Samuel, en abdiquant la judicature, en appelle au témoignage de Dieu qu'il n'a pas opprimé le peuple ni reçu de cadeau, et le peuple s'en rapporte à ce témoignage. Il rappelle les bienfaits du Dieu de Moïse et d'Aaron, la série des infidélités d'Israël, ses conversions successives sous les juges, les délivrances d'oppression que Dieu a accordées à leur repentir (Théol. cath.t. 4, 11920, p. 970).
Prononc. et Orth. : [ʒydikaty:ʀ]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1426 « profession de juge » (doc. ds Gdf. Compl.). Du lat. médiév. judicatura, dér. de judicare « juger ».