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JUDAÏSANT, -ANTE, part. prés., adj. et subst.
I. − Part. prés. de judaïser*.
II. − Emploi adj. et subst.
A. −
1. (Celui, celle) qui se conforme aux prescriptions de la Loi juive. Secte judaïsante. Tous [les disciples], même les plus judaïsants, étaient d'avis que la conversion des gentils était le grand signe du Messie (Renan, St Paul,1869, p. 82).Le Christ de Mathieu (...) : Christ, fils de David et d'Abraham, judaïsant, farouche (Estaunié, Empreinte,1896, p. 231):
1. Nous entrevoyons des groupements de judaïsants qui, par leur genre de vie, autant que par la nature de leurs croyances, semblent bien se mettre à part de l'authentique religion d'Israël. Ch. Guignebert, Le Monde juif vers le temps de Jésus, Paris, Albin Michel, 1950, p. 318.
2. Celui qui se réclame du judaïsme ou de l'un de ses aspects :
2. ... il y a un judaïsme − il serait plus clair de dire une « judaïcité » − (...), groupant des judaïsants de toutes sortes, divers par l'aspect extérieur, le langage, la culture − (...) − divers surtout, et souvent au sein de la même agglomération, par l'attitude en matière spirituelle... Weill, Judaïsme,1931, p. 8.
B. − HIST.
[Gén. au plur.]
1. Judéo-chrétiens qui voulaient imposer aux païens convertis au christianisme l'observance de la Loi juive (d'apr. Léon 1975).
2. Juif converti de force au catholicisme et resté fidèle en secret aux prescriptions de la Loi juive. L'Inquisition, disent les Espagnols, après avoir été très populaire dans son principe, s'est fait un tort réel parce qu'elle a commis des erreurs et brûlé de pauvres diables qui n'étaient ni juifs, ni judaïsants (Barrès, Cahiers, t. 3, 1904, p. 319).
Prononc. et Orth. : [ʒydaizɑ ̃], fém. [-ɑ ̃:t]. Att. ds Ac. dep. 1878.