× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
JANOTISME, subst. masc.
Littér., rare
A. − Esprit borné, simplicité excessive, bêtise. Il y a ici un vieux domestique, le meilleur des hommes et le modèle des serviteurs, mais un fond de janotisme. Il venait apprendre à Marin la mort d'Etienne Fould, (...) en fondant en larmes. Comme ses larmes duraient trop, Marin, impatienté, lui cria : « Qu'est-ce que ça peut bien vous foutre, cette mort? » Les larmes d'Aimé se séchant soudainement : « Au fait, c'est vrai! » dit-il (Goncourt, Journal,1894, p. 640).
B. − Défaut de style qui consiste à rompre la logique syntaxique en rapprochant abusivement certains membres de phrase et en provoquant des équivoques burlesques. Le « mauvais » français n'est souvent que du néo-français qui n'ose pas dire son nom (...). Je ne reculerai même pas à l'occasion devant l'homologation des pataquès, cuirs, velours, impropriétés, janotismes, quiproquos, lapsus, etc. (Queneau, Bâtons, chiffres et lettres, Paris, Gallimard, 1965 [1955], p. 69).
Prononc. et Orth. : [ʒanɔtism] ou [-o-]. Pt Rob., Lar. Lang. fr. : jeanno- (var.) Étymol. et Hist. 1. 1779 Jeannotisme « niaiserie » (Corresp. littér. secrète, 18 déc., no52 ds Proschwitz Beaumarchais, p. 338); 2. 1828-29 janotisme « construction maladroite de la phrase » (Raban, Marco Saint-Hilaire, Mém. forçat, t. 3, p. 31). Dér. au moyen du suff. -isme* de Janot, Jeannot (dimin. de Jean), surnom traditionnel des sots (cf. Jehannot « sot », 1397 ds Gdf., v. aussi FEW t. 5, pp. 45-46), et en partic., nom d'un personnage de niais, affecté d'un défaut de lang. consistant à intervertir les membres d'une phrase, popularisé par Dorvigny ds Janot, ou les battus paient l'amende, pièce jouée en 1779.