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INCOMPLÉTUDE, subst. fém.
État de ce qui n'est pas complet, de ce qui n'est pas achevé. Le matérialisme doctrinal est un effort en ce sens : mais son incomplétude explicative devient de plus en plus évidente à mesure que l'idée de substance matérielle, par prélèvements successifs, s'intellectualise davantage en relations logico-géométriques (Lalande, Raison et normes,1948, p. 76).Mais il [Michelet] ne pouvait franchement connaître l'actualité, sauf à la rapporter à un événement mythologique, la Révolution, dont il nia d'ailleurs toujours l'incomplétude (R. Barthes, ds Esprit,avril 1951, no4, p. 502).
Spécialement
MATH. En conséquence, comme le théorème d'incomplétude de Godel lui-même le laissait prévoir, il existe des propositions indécidables dans la théorie des ensembles (Warusfel, Math. mod.,1969, p. 128).
PSYCHOL. Sentiment d'incomplétude. Le mot « incomplétude » est un barbarisme (...), je n'ai pu désigner mieux le fait essentiel dont tous les sujets se plaignent, le caractère inachevé, insuffisant, incomplet qu'ils attribuent à tous leurs phénomènes psychologiques (Janet, Obsess. et psychasth.,1903, p. 264).
Prononc. : [ε ̃kɔ ̃pletyd]. Étymol. et Hist. 1903 (Janet, loc. cit.) Dér. de incomplet*; suff. -tude (-itude*; cf. complétude). Fréq. abs. littér. : 13.