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INALLIABLE, adj.
A. −
1. [En parlant d'un métal ou d'un groupe de métaux] Inalliable à/avec.Qui ne peut se combiner par alliage à. Un métal inalliable à l'or (Lar. 19e).
2. [En parlant princ. de plusieurs métaux] Qui ne peuvent se combiner par alliage; à partir desquels on ne peut pas faire d'alliage. Ces deux métaux sont inalliables (Ac.).
B. − Au fig.
1. [En parlant d'une chose ou d'un groupe de choses par rapport à une ou plusieurs autre(s)] Inalliable avec.Qui ne peut s'associer, se combiner, s'unir avec; qui est inconciliable, incompatible avec. La maladie est comme un concept inalliable avec la personne de Tolstoï (Du Bos, Journal,1924, p. 63).
2. [En parlant de plusieurs choses] Qui ne peuvent s'associer, qui sont inconciliables. Jean-Jacques exige deux choses manifestement inalliables. Il veut qu'on croie toutes les Religions également bonnes, et qu'on professe sincèrement celle du pays où l'on est né (Lamennais, Indifférence,1817-23, p. 98).Accorder ces deux contraires qui paraissent à jamais inalliables; la souffrance de l'âme se purifiant de ses péchés et l'allégresse de cette même âme qui, au moment où elle endure d'affreuses peines, éprouve un immense bonheur, car elle se rapproche petit à petit de Dieu (Huysmans, En route, t. 1, 1895, p. 262).
Prononc. et Orth. : [inaljabl̥]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1671 (Bouhours, Entretiens d'Ariste et d'Eugene, Paris, 1962, p. 84, où l'auteur attribue ce mot aux Solitaires de Port-Royal). Dér. de alliable*; préf. in-1*.