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IMPRONONÇABLE, adj.
A. − Qui ne peut être prononcé, qui se prononce difficilement. Anton. prononçable.Tiens, voilà justement l'auteur de cette chose qui a un titre imprononçable (Larbaud, Jaune,1927, p. 86).Le catch as catch can, au nom imprononçable pour le Français moyen, qui l'abrège en catch, s'est appelé au début du siècle, et encore quelquefois de nos jours, lutte de combat (Comment parlent les sportifsds Vie lang.,1954, p. 374).
B. − Que l'on ne doit pas prononcer. Depuis l'imprononçable jour de ma naissance, j'ai voué aux planches somnifères une haine irréconciliable (Lautréam., Chants Maldoror,1869, p. 295).Et pendant plus de quinze jours le nom du théâtre San Carlo lui-même sera imprononçable, à cause du souvenir qu'il rappelle (Larbaud, Amants,1923, p. 219).
Emploi subst. masc. à valeur de neutre. La vie spirituelle se dessèche et meurt de la soif de la connaissance intime (...) et se languit, le doute dans la prière, la langue démangée par l'imprononçable et paralysée et brûlée à vif par l'innommable (Cendrars, Lotiss. ciel,1949, p. 147).
REM.
Imprononcé, -ée, adj.a) Qui n'est pas prononcé. Pour le judaïsme, ce qu'il y a d'imprononcé, d'ineffable, dans le nom qu'entoure depuis tant de siècles le plus religieux respect répond en somme à ce qui demeure d'inconnaissable dans l'auteur de la vie (Weill, Judaïsme,1931, p. 99).b) Inarticulé. Les cavaliers zézayaient à l'andalouse, langue molle, coulante et imprononcée, où on supprime les consonnes parce qu'elles demandent un peu d'effort (Montherl., Bestiaires,1926, p. 414).
Prononc. : [ε ̃pʀ ɔnɔ ̃sabl̥]. Étymol. et Hist. 1. 1542 « qui ne peut être prononcé; que l'on ne doit pas prononcer » (N. de Bris, Institut., fo160 vods Gdf.); 2. xvies. « qui offre de grandes difficultés de prononciation » voyelles imprononçables (Vigenère ds Delb. Notes mss ds DG). Dér. de prononcer*; suff. -able*; préf. im- (in-1*).