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IMPROBATION, subst. fém.
Vieilli. Action de désapprouver, de condamner. Synon. usuels désapprobation, réprobation; anton. approbation.Cri(s), marque(s), murmure, rumeur, signe(s) d'improbation; improbation publique; manifester son improbation. La troupe attentive des bacchantes et des silènes qui formaient le chœur, accompagnait le récit des marques de sa surprise, de son approbation ou de son improbation (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 408).Elle m'écoutait attentivement, avec des marques fréquentes d'improbation et de mépris (Maupass., Contes et nouv., t. 1, Bûche, 1882, p. 782).Nos professeurs eux-mêmes ne dissimulaient pas à Silbermann leur improbation. L'un l'avait relégué au dernier banc de la classe et ne l'interrogeait que du bout des lèvres (Lacretelle, Silbermann,1922, p. 137).
Prononc. et Orth. : [ε ̃pʀ ɔbasjɔ ̃]. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. 1. 1458 « action de démontrer que quelque chose est faux » (A. Gréban, Mystère de la Passion, éd. O. Jodogne, 2340), seulement en m. fr.; 2. 1660 « action de ne pas approuver, de blâmer » (Oudin). Empr. au lat. class.improbatio « désapprobation » par l'intermédiaire du b. lat. et du lat. médiév. « réfutation » (TLL et K. Baldinger ds Z. rom. Philol. t. 91, p. 486). V. improuver. Fréq. abs. littér. : 21.