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IMPAYABLE, adj.
A. −
1. Qui ne peut être payé. Traite impayable (Ac. 1935). Crise argentine. Terme impayable. Dettes écrasantes (Bloy, Journal,1892, p. 26).
2. Vieilli. Qui n'a pas de prix. Synon. inestimable.Un ouvrier impayable (Ac.). Tu nous rends un service impayable (Hugo, Cromwell,1827, p. 283).− Je croyais valoir mille francs, dit-il sèchement. − Tu vaux cent mille francs, reprit Vauvinet, quelquefois même tu es impayable... mais je suis à sec (Balzac, Comédiens,1846, p. 332).
B. − Fam. Extraordinaire d'originalité, de drôlerie. Synon. amusant, cocasse.Dans cette lettre, il y avait déjà trois ou quatre histoires impayables (Loti, Pêch. Isl.,1886, p. 24).Tout cela accompagné d'impayables grimaces (Guéhenno, Journal « révol. »,1938, p. 134).Elle était impayable dans cette tenue sévère (Cendrars, Homme foudr.,1945, p. 115).
Prononc. et Orth. : [ε ̃pεjabl̥], [-pe-]. Att. ds Ac. dep. 1740. Étymol. et Hist. 1. 1376-78 « qu'on ne peut payer » (Songe du Vergier, I, 144 ds Gdf. Compl.); 2. 1672 « qu'on ne saurait payer trop cher, inestimable » (Molière, Les Femmes savantes, III, 2); 3. 1735 « d'une bizarrerie extraordinaire ou très comique » (La chaussée, Le Préjugé à la mode, II, 3, p. 41). Dér. de payable*; préf. im- (in-1*). Fréq. abs. littér. : 62.