× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
IMMORALISME, subst. masc.
A. − Doctrine qui propose des règles de vie différentes ou inverses de celles de la morale courante et particulièrement de la morale chrétienne. Immoralisme de Nietzsche. L'immoralisme, le matérialisme scientifique et l'athéisme remplaçant définitivement l'antithéisme des anciens révoltés, ont fait corps, sous l'influence paradoxale de Hegel, avec un mouvement révolutionnaire qui, jusqu'à lui, ne s'était jamais séparé réellement de ses origines morales, évangéliques et idéalistes (Camus, Homme rév.,1951, p. 179).
B. − P. ext. Tendance à mettre en cause, à mépriser la morale établie ou à en faire peu de cas. Immoralisme de Gide. La vie amoureuse de Brentano exprime toute la complexité de cette âme faite de hardiesse et de crainte, d'immoralisme et de scrupule, de faiblesse et de brusque décision (Béguin, Âme romant.,1939, p. 271).
Prononc. : [im(m)ɔ ʀalism̥]. Étymol. et Hist. 1845 (Richard); 1902 (A. Fouillée, Nietzsche et l'immoralisme ds Nouv. Lar. ill. Suppl. 1907). Dér. de immoral*; suff. -isme*, l'attest. de 1902 a prob. subi l'infl. de l'all. Immoralismus (cf. Brockhaus Enzykl., s.v.). Fréq. abs. littér. : 24.