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HUMAGNE, subst. fém.
Région. (Suisse). Ancien cépage blanc du Valais central. La liste des spécialités valaisannes de vins blancs est longue. Il faut d'abord citer les cépages authentiquement locaux, et qu'on ne trouve que dans cette région : l'humagne, d'abord, qui existait, semble-t-il, avant la conquête romaine (J. Montandon, La Cuisine au Fil du Rhône, Denges-Lausanne, Rogh et Sauter, 1977, p. 44).
Prononc. et Orth. : [ymaɳ]. Les aut. l'écrivent souvent avec une majuscule (p. ex. M. Chappaz, Portrait des Valaisans en légende et en vérité, Lausanne, Cahiers de la Renaissance vaudoise, 1965, p. 33). Var. sans h étymol. umagne (Ramuz, Œuvre compl., t. 10, Chant de notre Rhône, Lausanne, éd. Rencontre, 1967 [1920], p. 13). Graph. oumagne (avec majuscule ds H. Schiner, Description du Département du Simplon, ou de la ci-devant République du Valais, Sion, Antoine Advocat, 1812, p. 286) qui traduit la prononc. valaisanne [umaɳ]. Étymol. et Hist. 1313 Humagny dans un texte latin désigne un cépage (ap. J. Gremaud, Doc. relatifs à l'histoire du Vallais, t. 3, 1878, p. 235). Région. de Suisse romande, d'orig. inc. (FEW t. 21, p. 497a). L'étymol. *hylomanea (vitis) « (vigne) qui pousse tout en bois », latinisation, dans la région de Marseille, d'un terme gr., proposée par P. Aebischer (Elucubrations bachiques et étymol. sur les noms des vieux cépages valaisans, Savièse, 1959, pp. 18-28), est phonétiquement discutable. [y] s'explique par une lecture francisée de la graphie u ([u] dans les patois de Suisse romande).