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HUITAINE, subst. fém.
A. − [Avec compl. de nom] Ensemble de huit ou d'environ huit. Une huitaine de jours. Du cap Mandibule à l'embouchure de la Mercy, on ne comptait guère qu'une huitaine de milles (Verne, Île myst., 1874, p. 411).
B. − [Sans compl. du nom] Ensemble de huit jours consécutifs; p. ext., semaine. Huitaine franche. Nous ne serons pas (...) plus d'une huitaine séparés, ou plutôt vous ne serez pas ici guère plus de huit jours sans m'y revoir (Flaub., Corresp., 1876, p. 340).La petite modiste qui va rêver chaque huitaine, au cinéma du quartier, de princes condescendants et de mariage à sensation (Mounier, Traité caract., 1946, p. 403).
Dans la lang. judiciaire ou admin.
À huitaine ou, plus rare, à la huitaine. Au même jour de la semaine suivante. Ajourner, renvoyer une affaire à huitaine. Assigné à la huitaine. Les parties en viendront à la huitaine (Ac. 1878, 1935). Eh bien, dimanche prochain! à huitaine... comme on dit au Palais (Balzac, Cous. Pons, 1847, p. 71) :
Les maires de chaque commune seront tenus d'établir dans les huit jours une liste des malades, vieillards, enfants et bouches inutiles en général (...). Messieurs, je lève la séance, et vous convoque ici à huitaine. Bonsoir. Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 29.
Sous huitaine. Au plus tard dans huit jours, dans la semaine. Ils [les ennemis des Jésuites] ordonnèrent aux Jésuites de quitter le royaume sous huitaine, à moins qu'ils ne renonçassent par serment à l'Institut (Balzac, Œuvres div., t. 1, 1824, p. 40).
Prononc. et Orth. : [ɥitεn] init. asp. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1260 aus huitene de la foire S. Denis « dans l'octave de, dans la période de 8 jours autour de la foire S. Denis » (E. Boileau, Métiers, X, II, éd. R. de Lespinasse et F. Bonnardot, p. 29). Dér. de huit*; suff. -aine2*. Fréq. abs. littér. : 200. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 99, b) 897; xxes. : a) 254, b) 131.