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HIE, subst. fém.
A. − Synon. de dame2(v. ce mot A), de demoiselle2(v. ce mot A).On dresse ensuite le pavage en battant les pavés un à un avec la hie (Bourde, Trav. publ.,1929, p. 86) :
L'ouvrier à mine terreuse (...) Qui dans sa besogne haïe, Sent parfois sa force trahie, Alors qu'il fait danser la hie, La demoiselle du paveur. Pommier, Paris,1866, p. 395.
B. − ,,Sorte d'instrument dont on se sert pour enfoncer les pilotis en terre et qu'on appelle autrement mouton`` (Ac. 1935).
REM. 1.
Hiement 1,subst. masc. Action d'enfoncer des pavés, des pieux avec une hie. (Dict. xixeet xxes.).
2.
Hiement 2,subst. masc. Bruit produit par une machine élevant des fardeaux, par une charpente soumise à un ébranlement horizontal. Le hiement des poulies (Huysmans, En route, t. 1, 1895, p. 14).
3.
Hier 1,verbe trans. Enfoncer des pavés, des pilotis avec une hie. (Dict. xixeet xxes.).
4.
Hier 2,verbe intrans. Produire un hiement (Dict. xixeet xxes.).
Prononc. et Orth. : [i] init. asp. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1220 « maillet de fer employé pour enfoncer un mur... » (Siège de Barbastre, éd. J. L. Perrier, 7130); 2. 1415-16 « lourde masse de bois pour enfoncer les pavés » (doc. ds Gdf. Compl.). Empr. du m. néerl.heie « bélier », par l'intermédiaire des Néerlandais occupés à des travaux hydrauliques en France; cf. ca 1200 hiier « frapper (un mur, etc.) avec un bélier, un maillet » (Antioche, éd. P. Paris, I, 187) [empr. du m. néerl. heien, de même sens] et son subst. verbal hie « coup » surtout employé en a. fr. dans les expr. a hie « avec force, à coups redoublés » (1176-81, Chr. de Troyes, Chevalier Lion, éd. M. Roques, 6142), a une hie « d'un coup » (1174-77, Renart, éd. M. Roques, 5605). Le passage de -ei- à -i- s'explique sans doute par l'infl. des verbes à alternance vocalique tels que preier : prie, neier : nie, empeirier : empire. FEW t. 16, p. 189b. Bbg. Archit. 1972, p. 214 (s.v. hiement). - Jourjon (A.). Rem. lexicogr. R. Philol. fr. 1915/16, t. 29, p. 301.