HARA-KIRI
substantif masculinLe hara-kiri, au Japon, est une conséquence, plus paradoxale encore et plus extrême que notre duel, des exigences du point d'honneur. La coutume exige ici que l'offensé ne survive pas à l'humiliation de l'outrage. Tandis qu'il s'expose chez nous à être tué par un adversaire plus adroit, il se donne lui-même la mort au Japon en s'ouvrant les entrailles. (, Bovarysme, 1902, p. 75)
— Faire hara-kiri. Ces délicieux petits sabres [japonais] , qu'on pourrait appeler les bijoux du suicide, sont les sabres avec lesquels les Japonais s'ouvrent le ventre, font hara-kiri (, Mais. artiste , t. 2, 1881, p. 285).
• P. ext., p. plaisant. (Se) faire hara-kiri. Se suicider. Au fig. Se sacrifier pour une cause. Pour éviter une épreuve de force susceptible de provoquer l'éclatement de l'o.n.u., la dix-neuvième Assemblée de l'o.n.u. a dû même se résoudre finalement à faire hara-kiri. Elle a décidé de s'ajourner (Le Monde, 20 févr. 1965, p. 3)
Prononciation
[aʀakiʀi] init. aspirée.
Étymologie et histoire
1873 (Lar. 19e, s.v. Japon). Mot japonais qui signifie « ouverture du ventre ».