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* Dans l'article "HAQUET,, subst. masc."
HAQUET, subst. masc.
Charrette étroite et longue, dépourvue de ridelles, et servant essentiellement au transport des tonneaux. Chaque coup d'œil qu'il [Pascal] donnait, même par distraction, à quelque objet, amenait une idée neuve, et souvent une idée pratique. Il inventait ainsi le haquet, la brouette du vinaigrier (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 2, 1842, p. 497).Un peu plus loin venait le marchand de tonneaux, avec son haquet attelé et le cheval allant au petit pas et les tonneaux sur le haquet (Ramuz, A. Pache,1911, p. 108) :
Sept voitures marchaient à la file sur la route. Les six premières avaient une structure singulière. Elles ressemblaient à des haquets de tonneliers; c'étaient des espèces de longues échelles posées sur deux roues et formant brancard à leur extrémité antérieure. Chaque haquet, disons mieux, chaque échelle était attelée de quatre chevaux bout à bout. Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 104.
REM.
Haquetier, subst. masc.Conducteur de haquet (Dict. xixes. et xxes.).
Prononc. et Orth. : [akε] init. asp. Att. ds Ac. dep. 1694. Homon., à l'aspiration près, acquêt. Étymol. et Hist. 1481 attesté directement par le dér. haquetier « conducteur de haquet » (Recueil des privilèges de l'Université, éd. 1674, 192 ds Delb. Notes); [1495, J. de Vignay, Miroir historial d'apr. Dauzat 1938-73] 1606 (Nicot : Haquet, c'est une espece de charrette qui est faicte de deux longs brancars et deux rouës sans plus, ayant sur le devant un molinet pour charger les fardeaux trop pesans). Représente prob. une transposition du m. fr. haquet (ca 1480, G. Coquillart, Monologue du puys, 271, éd. M. J. Freeman, Œuvres, p. 312) qui pouvait désigner un cheval propre à tirer ce genre de charrette, et qui semble être une altération de haquenée par substitution du suff. -et à la finale de celui-ci (cf. FEW t. 16, p. 109a et p. 109b le type haque « cheval hongre » attestant la reconstitution d'un rad. haque sur haquenée). Fréq. abs. littér. : 34. Bbg. Sain. Sources t. 2 1972 [1925], p. 17.