× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
GÉORGIQUE, adj.
Qui est relatif, qui se rapporte à la culture de la terre, à la vie et aux travaux des champs. Cette niaiserie, tant vantée par les écrivains géorgiques : les progrès d'une plante (Stendhal, Corresp., t. 3, 1838, p. 223) :
1. Il bêchait, il binait, il sarclait, bientôt ruisselant de sueur, la chemise bouffante au-dessus du pantalon, dédaigneux du soleil, du vent, des ondées, saisi de fureur géorgique. Duhamel, Terre promise,1934, p. 116.
P. ext. Qui est relatif, qui est propre à la nature. Le pays de mon rêve est un site charmant Qui tient des deux aspects décrits précédemment : Quelque âpreté se mêle aux saveurs géorgiques. L'amour et le loisir même sont énergiques (Verlaine, Œuvres compl., t. 2, Amour, 1888, p. 72).
Emploi subst. fém., le plus souvent au plur. Ouvrage littéraire qui a rapport à la vie agreste. Les Géorgiques de Virgile. En écrivant la Terre, il [Zola] a donné les Géorgiques de la crapule (A. France, Vie littér.,1888, p. 235).Peuvent-ils soupçonner ici toute votre sincérité et l'exactitude de cette Géorgique? (Barrès, Cahiers, t. 8, 1910, p. 134) :
2. C'est à la Mare-au-Diable seulement que commencent nos vraies géorgiques; elles se continuent dans François le Champi, dans la Petite Fadette. Voilà la veine heureuse, voilà le thème où nous nous renfermerons ici. Sainte-Beuve, Caus. lundi, t. 1, 1850, p. 353.
Prononc. et Orth. : [ʒeɔ ʀ ʒik]. Ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1269-78 subst. plur. géorgiques (J. De Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 20085); 1374 adj. « relatif à la terre » (Oresme, Livre di Iconomique d'Aristote, éd. A. D. Menut, 330b). Empr. au lat.georgicum [carmen] « (chant) relatif à l'agriculture », également attesté comme subst. plur. georgica pour désigner l'œuvre de Virgile, empr. au gr. γ ε ω ρ γ ι κ ο ́ ς « relatif à l'agriculture », de γ ε ω ρ γ ο ́ ς « cultivateur » composé de γ ε ω-, de γ η ̃ « terre », et du rad. ε ̓ ρ γ- de ε ́ ρ γ ο ν « travail ». Fréq. abs. littér. : 93.