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GUENILLON, subst. masc.
Vieilli, fam.
A. − Petite guenille. Je n'ai que faire de ce guenillon (Ac.).
P. métaph. Un vers était pour lui [Voltaire] je ne sais quelle loque, Une chiffe, un lambeau qu'à volonté on troque Et lorsqu'il était las de voir certain haillon, Il tirait de sa hotte un autre guenillon (Pommier, Crâneries,1842, p. 71).
B. − P. méton. Fille mal habillée, déguenillée. Même sans ambitionner des bijoux, elle ne pouvait vraiment pas rester un guenillon, elle était lasse de se retaper avec la gratte des ateliers de la rue du Caire (Zola, Assommoir,1877, p. 726).
Prononc. et Orth. : [gənijc̃]. Att. ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1652 « petite guenille » (Berthod, La Ville de Paris en vers burlesques in Paris ridicule et burlesque, 185 [Garnier] ds Quem. DDL t. 12 : Le racourcy d'un inventaire De cinq cens mille guenillons De vieux morceaux de cotillons); p. ext. a) 1679, 29 déc. « petit écrit de peu de valeur » un petit guenillon de billet (Sévigné, Lettres, éd. M. Monmerqué, t. 6, p. 162); b) 1808 « être déguenillé, misérable » (Hautel : guenillon [...] se dit par mépris d'une petite fille malpropre). Dér. de guenille*; suff. -on*.