× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
GRÉCISER, verbe
I. − Emploi intrans., rare. Affecter d'employer des tournures grecques (cf. Littré, Guérin 1892).
II. − Emploi trans.
A. − Donner une forme grecque à (une langue, un mot d'une autre langue...), soit en lui affectant une désinence grecque, soit en le traduisant en grec. Cette manie de gréciser et de latiniser notre langue n'est pas nouvelle, comme on le voit (Chateaubr., Mém., t. 1, 1848, p. 185).
B. − Imiter les mœurs, les coutumes, les arts grecs. La ville de Jésuralem se partageait (...) en deux camps. Une moitié (...) ne négligeait rien pour gréciser ses allures, son costume, son langage (Renan, Hist. peuple Isr., t. 4, 1892, p. 299).
REM. 1.
Grécisation, subst. fém.Action de gréciser; résultat de cette action. Il est possible (...) que Paul, à l'exemple d'un grand nombre de juifs, eut deux noms, l'un hébreu, l'autre obtenu par grécisation ou latinisation grossière du premier (Renan, St-Paul,1869, p. 19).
2.
Grécisant, -ante, part. prés.,adj. et subst. a) Emploi adj. [Correspond à B] Grete [Wiesenthal, danseuse] se méfie (...) de la tunique « grécisante » (Levinson, Danse,1924, p. 124).b) Emploi subst. α) ,,Celui qui s'attache aux formes adoptées par l'Église grecque`` (Nouv. Lar. ill.). β) En partic. ,,Savant qui s'adonne aux études de l'art, de la langue de la Grèce antique`` (Quillet 1965). Synon. helléniste.
3.
Grécisé, -ée, part. passé et adj.[Correspond à A] Langue grécisée. Langue teintée de grec. La langue grecque dorique, la langue étrusque (...), la langue grécisée de Térence (Chateaubr., Essai littér. angl., t. 1, 1836, p. 18).Rare. [En parlant d'une pers.] Qui adopte dans son langage des tournures ou des mots grecs. Le mot barbarus n'a jamais été en usage chez les Romains que parmi les gens grécisés, c'est-à-dire parmi l'espèce correspondant aux Français qui ont des grooms, des broughams, etc. (Mérimée, Lettres Viollet-le-Duc,1857, p. 30).
Prononc. et Orth. : [gʀesize], (il) grécise [gʀesi:z]. Ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. I. Intrans. 1551 « imiter la langue grecque, employer les mots et les tours grecs » (B.Aneau, Quintil Horatian, p. 172 ds Hug.). II. Trans. 1764 « donner un tour grec, un style grec » gréciser les noms germains (Buffon, Hist. Nat., éd. Flourens, Paris, Garnier, t. 3, p. 251). I empr. au lat. graecissare (< gr. γ ρ α ι κ ι ́ ζ ω) « imiter les Grecs ». II dér. de grec*; suff. -iser. Bbg. Quem. DDL t. 5.