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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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GARROCHER, verbe trans.
Région. (Canada). Lancer, jeter (sans grande précaution).
[L'obj. désigne un inanimé concr.] Chaque pelletée de terre prise dans le trou est garrochée sur nous : pour nous enterrer (R. Carrier, Le Deux-millième Étage, Montréal, Le Jour, 1973, p. 115).
[L'obj. désigne une pers.] Je vous garroche à la rue, dans le chemin, vous, avec vos treize enfants (R. Carrier, Le Deux-millième Étage, Montréal, Le Jour, 1973p. 24).
Emploi pronom. Courir. [La bonne femme] se met à se garrocher partout dans la maison (M. Tremblay, Bonjour, là Bonjour, Montréal, Leméac, 1974, p. 92).
Prononc. : [gaʀ ɔ ʃe], (il) garroche [gaʀ ɔ ʃ]. Étymol. et Hist. 1752 can. (Le P. Potier, Détroit ds Canada); 1909 (Dionne). Terme québécois d'orig. dialectale (l'ouest de la France), dér. de guaroc « trait d'arbalète » forme parallèle de garrot « bâton », v. garrot2*; dés. -er; cf. FEW t. 17, p. 624b. Bbg. Massicotte-Ferland (M.). L'Expr. de la durée et du temps dans le parler rural de l'Île-aux-Grues. In : Trav. de ling. québécoise. Québec, 1975, p. 136.