× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
GARÇONNE, subst. fém.
[P. réf. à des modes de la fin du xixes. et du premier tiers du xxes.]
A. − Jeune adolescente aux formes encore non féminines. Des garçonnes coquettes, aux longs cheveux piqués de fleurs (Huysmans, Là-bas, t. 1, 1891, p. 122).Florence parut, avec son sourire de petit voyou et ses hanches de garçonne (Huysmans, En route, t. 2, 1895, p. 63).
B. − Jeune fille ou femme qui revendique ou prend les allures et libertés d'un garçon. L'idéal de féminité traverse une crise dans l'Europe qui a fait la guerre − la mode des cheveux courts, des hanches étroites, le genre « garçonne » (Montherl., Pte Inf. Castille,1929, p. 604).Le genre « fichu » et le genre « garçonne » (Céline, Voyage,1932, p. 457) :
... il acceptait que je lise n'importe quoi : mais il ne voyait pas beaucoup de distance entre une fille avertie, et la garçonne [it. ds le texte] dont, dans un livre infâme, Victor Margueritte venait de tracer le portrait. Beauvoir, Mém. j. fille,1958, p. 178.
Loc. [En parlant d'une coiffure féminine aux cheveux courts] À la garçonne. Malgré sa raie à la garçonne, Danilova est (...) la Muse par excellence (Levinson, Visages danse,1933, p. 34).Ses cheveux ras, fraîchement coupés « à la garçonne » (Bernanos, Mauv. rêve,1948, p. 987).La désuétude des chapeaux cloches et des cheveux à la garçonne (Sadoul, Cinéma,1949, p. 223).
Prononc. : [gaʀsɔn]. Étymol. et Hist. 1. 1880 « adolescente aux formes encore enfantines » (J.-K. Huysmans, Croquis parisiens, p. 138 ds M. Cressot, La Phrase et le vocab. de J.-K. Huysmans, p. 258); 2. 1922 « jeune fille émancipée qui vit comme un garçon » (V. Margueritte, La Garçonne [titre]). Dér. de garçon*; suff. -e* (cf. hapax xiiies. garçone « femme volage » ds Romania t. 59, p. 342, 182). Le terme a été popularisé en 1922 par le roman de V. Margueritte. Fréq. abs. littér. : 11.