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GANTELÉ, -ÉE, adj. et subst. fém.
I. − Adj. [En parlant de la main] Couverte d'un gantelet. Et sur ta main gantelée, Tu porterais un faucon (Dumas père, C. Howard,1834, I, 3, p. 237) :
Leurs habitudes de turbulente indépendance [des grands seigneurs], quelque temps comprimées par la main gantelée de fer du Béarnais, devaient donc se relever avec toute leur élasticité sous la main indécise d'une régente ou d'un jeune roi. Balzac, Œuvres div., t. 3, 1837, p. 144.
Rem. Rob. et Lar. Lang. fr. enregistrent un emploi p. méton. [En parlant d'une pers.] Qui a les mains couvertes par des gantelets. Chevalier gantelé.
II. − Subst. fém., BOT. ,,Espèce de campanule qui a la forme d'un doigt de gant et qui est assez commune dans les bois`` (Ac. 1932). Synon. gant de Notre-Dame, gant de bergère.
Prononc. et Orth. : [gɑ ̃tle]. Ds Ac. dep. 1762, subst. fém., (Ac. 1762 et 1798 renvoient à campanule). Étymol. et Hist. I. Gantelée, ca 1215 gauntelee « nom de plusieurs plantes dont les fleurs sont en doigt de gant, telles l'ancolie, la digitale, la campanule... » (Gloss. Harley, 139bds T.-L.); xiiies. gantelee « id. » (Traité de médecine ds Romania t. 32, p. 83). II. Gantelé, -ée, 1834 « couvert d'un gantelet, qui a les mains couvertes par des gantelets » (Dumas père, loc. cit.). I dér. du rad. de gantelet*; suff. -ée* (v. Roll. Flore t. 7, p. 226). II dér. du rad. de gantelet*; suff. ; cf. antérieurement le verbe ganteler « arrêter » (1782, Séb. Mercier, Tableau de Paris, VI, 28 ds Gohin, p. 250).