× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
GAILLARDISE, subst. fém.
A. − Au sing. Gaîté, bonne humeur un peu libres, engendrées par l'évocation des choses relatives au sexe. Synon. gaudriole.Il fait cela par gaillardise (Ac.). Rire de gaillardise. Chanvin embrouillait tout en appelant « sensualité » ce que j'appellerais gaillardise. On devrait commencer par définir ses mots (Gide, Journal,1902, p. 106).« Cette mâle franchise », comme disent ces gens-là, qui prétend concilier la gaillardise et la morale (Rolland, J.-Chr., Foire, 1908, p. 708).
B. − Au sing. ou au plur. Acte ou propos gaillard. Synon. gauloiserie, grivoiserie, gaudriole.Ce n'est qu'une gaillardise (Ac.1835-1932).Lancer des gaillardises; des gaillardises osées. Lui que j'ai toujours trouvé muet comme une carpe, il me surprend, il parle, il cause, il chantonne des gaillardises de régiment (Goncourt, Journal,1883, p. 277).As-tu lu le Roman d'une femme de chambre de Mirbeau? Ne le lis pas. Feuillette-le. Ce ne sont qu'obscénités et gaillardises (Alain-Fournier, Corresp. [avec Rivière], 1905, p. 214) :
Il me raconta des farces d'Elstir (ce qu'il appelait de « pures pantalonnades »), comme un jour où celui-ci, ayant feint de lâcher au dernier moment, était venu déguisé en maître d'hôtel extra et, tout en passant les plats, avait dit des gaillardises à l'oreille de la très prude baronne Putbus, rouge d'effroi et de colère... Proust, Prisonn.,1922, p. 202.
Prononc. et Orth. : [gajaʀdi:z]. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. Av. 1514 « gaieté » (Lemaire de Belges, Cour. margaritique, éd. Stecher, IV, 104). Dér. de gaillard1*; suff. -ise*. Fréq. abs. littér. : 50. Bbg. Breslin (M.S.). The Old French abstract suffix -ise. Rom. Philol. 1969, t. 22, p. 419.