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FÉVRIER, subst. masc.
A.− Deuxième mois de l'année grégorienne, le mois le plus court, qui compte vingt-huit jours ou, les années bissextiles, vingt-neuf. Le cinq de février, du mois de février (vieilli); le cinq février. Vers février, Augustin reçut de son père une lettre (Malègue, Augustin, t. 1, 1933, p. 256).Le ciel de février pesait sur la terre, un ciel bas, gris, lourd de neige, balayé d'un grand vent de nord-est (Van der Meersch, Invas. 14,1935, p. 312).Nous étions en février. Il faisait un hiver froid et lumineux (Duhamel, Désert Bièvres,1937, p. 65).V. aussi bissextil, ile, ex.
À la mi-février. Au milieu du mois de février. À la mi-février déjà la lumière croît avec l'heure (Pesquidoux, Chez nous,1923, p. 233).
B.− HIST. Les journées de Février (les 22, 23 et 24). Le début de la Révolution de 1848. C'était la révolution. Les journées de Février m'ont laissé peu de souvenirs (France, Pt Pierre,1918, p. 82).
La révolution de Février. Louis Blanc et Caussidière s'enfuient vers l'Angleterre où ils résideront désormais. La révolution de Février est morte (J. Dautry, 1848 et la Deuxième République, Éd. sociales, 1957, p. 208).
P. ell. ou p. méton. Contrairement à ceux de Quinet et de Mickiewicz, son cours [celui de Michelet] n'a pas été suspendu en 1845. Il l'est le 2 janvier 1848. Février va le rendre à l'enseignement pour peu de temps. Après le coup d'État, il est révoqué (C. Pichois, Le Romantisme, II, 1843-1869,Paris, Arthaud, 1979, p. 396).
Prononc. et Orth. : [fevʀije]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1119 (Ph. de Thaon, Comput, 697 ds T.-L.). Du lat. pop. febrarius, lat. class. februarius « février, le mois des purifications » (dér. de februare « purifier »). Fréq. abs. littér. : 4 459. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 5 342, b) 7 994; xxes. : a) 8 297, b) 5 130.