FUNAMBULE
substantif... certains funambules aériens, comme les Wallenda, imaginent, pour la traversée du câble, des constructions d'équilibres de plus en plus saisissantes. (Arts et litt. contemp., 1935, p. 4410)
— Emploi adj. apposé. Ce gros homme qui, quand il fait de l'esprit, rappelle et même explique ces éléphants funambules dont parle Pline (, Journal, 1859, p. 578). La danseuse funambule, Au jarret souple, au pied d'acier, Qui vient, s'en va, revient, recule, En inclinant son balancier (, Paris, 1866, p. 181).
— P. métaph. Mallarmé pouvait se montrer poète facile, une influence, un changement de vie, des commandes, auraient déclenché en lui un funambule de la rime (, Hist. litt. fr., 1936, p. 481).
— Au fig. Personne bizarre, peu sûre, qui se tire d'affaire par des acrobaties. Elle [la société] donnait un emploi à des faibles d'esprit ou des funambules (, Ciel, 1959, p. 76).
Remarques
1.péj. pour désigner les Odes Funambulesques de Banville. Tous les six mois, quelque soir, il me vient un désir d'ouvrir l'un de ses recueils [de Banville], jamais ses funambuleries par exemple! et de lire une centaine de ses vers (, Cahiers, t. 9, 1912, p. 289).
Funambulerie
substantif féminin2. Virtuosité permettant de se jouer des difficultés. Qu'on mesure la force incantatoire que conservent, que manifestent aujourd'hui ces neuf syllabes [de Mallarmé] portées par le funambulisme de la rime (, Hist. litt. fr., 1936, p. 482).
Funambulisme
substantif masculinPrononciation et orthographe
[fynɑ̃byl]. Ds Ac. 1740-1932.
Étymologie et histoire
Av. 1528 (J. d'Auton, Chron. B.N. 5082, fol. 171 v° ; III, 248 Soc. Hist. de Fr. ds Gdf. Compl.). Empr. au lat. class. funambulus « danseur de corde ».
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 33.