| ![]() ![]() ![]() ![]() FRIPÉ, ÉE, part. passé et adj. I.− Part. passé de friper*. II.− Adjectif A.− Usuel. [En parlant d'un tissu, d'un vêtement] Froissé et défraîchi. Habit fripé; cravate fripée. (Quasi-) synon. chiffonné.Le bouquet de son corsage s'effeuillait aussi sur les dentelles fripées, savant ouvrage de sa main (Nerval, Filles feu,Sylvie, 1854, p. 610).Il a sur le dos un veston tout fripé qui sort de l'armoire. Ces plis m'étonnent : ce doit être très chic (Renard, Journal,1899, p. 525). − P. ext. ♦ [En parlant d'un végétal] Fané, flétri. (Quasi-) synon. ratatiné.L'ombre endeuillait le lit à baldaquin, les solives du plafond où l'on avait suspendu des branches de chasselas de la dernière récolte, des grappes fripées et poussiéreuses (Moselly, Terres lorr.,1907, p. 29). ♦ Rare. [En parlant d'une feuille de papier] Synon. de froissé.Les couvertures, depuis toujours à l'air, à la poussière, étaient jaunes, tachées, les minces feuillets fripés comme s'il avait plu dessus (Triolet, Prem. accroc,1945, p. 86). B.− P. anal. [En parlant d'un être humain] 1. [En parlant d'une partie du corps, en partic. du visage ou des mains] Plissé, ridé. C'était une petite personne au visage fripé, aux bras dodus (Green, Journal,1934, p. 285).Elle discutait avec un étrange petit bonhomme tout bossu, la face fripée, l'air incroyablement effronté et madré (Van der Meersch, Invas. 14,1935, p. 84): Pour tout dire, je me reconnus, je reconnus ma vie et mon âme en ces paupières fripées, en ce visage glabre, en ces lèvres rasées qui accusent le même rictus servile, le même pli de mensonge, le même goût de l'ordure passionnelle, chez le comédien, le juge et le valet...
Mirbeau, Journal femme ch.,1900, p. 153. 2. [En parlant de la pers. elle-même, de son corps, de son aspect gén.] Dont la peau est plissée, ridée. Il contemplait le nourrisson, petite larve chaude, aveugle et fripée, dont la figure, à peine grosse comme un demi-poing d'adulte, sortait des linges (Druon, Gdes fam.,t. 1, 1948, p. 14). |