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FRANC-FIEF, subst. masc.
HIST. ,,Fief possédé par un roturier avec concession et dispense du roi, contre la règle commune, qui ne permettait pas aux roturiers de tenir des fiefs`` (Ac. 1835, 1878).
Droit de franc-fief. Taxe acquittée par le roturier qui, ayant acquis des biens nobles, compensait ainsi l'absence de services qu'aurait effectués un noble auprès du suzerain :
Un impôt particulier, appelé le droit de franc-fief, avait été établi à une époque très reculée sur les roturiers qui possédaient des biens nobles (...). Je ne sais si le droit de franc-fief n'a pas plus servi que tout le reste à tenir séparé le roturier du gentilhomme, parce qu'il les empêchait de se confondre dans la chose qui assimile le plus vite et le mieux les hommes les uns aux autres, la propriété foncière. Tocqueville, Anc. Rég. et Révol.,1856, p. 184.
Prononc. et Orth. : [fʀ ɑ ̃fjεf]. Au plur. des francs-fiefs. Cf. franc-. Étymol. et Hist. 1283 (Ph. de Beaumanoir, Coutumes Beauvaisis, éd. A. Salmon, chap. 48, § 1501). Composé de l'adj. franc* « libre » et de fief*. Fréq. abs. littér. : 4.