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FORCEUR, EUSE, adj. et subst.
I.− Adj. Qui force, qui fracture :
1. Entre la jolie petite fille qui pleurait de voir un nouveau jouet aux mains de son frère et la Lydia Maitland forceuse de serrures, envoyeuse de lettres anonymes, affamée de vengeance jusqu'à la scélératesse, il ne s'était produit aucune dramatique révolution de caractère. Bourget, Cosmopolis,1893, p. 283.
II.− Substantif
A.− Personne qui force, qui fracture. L'arrestation des forceurs de coffres-forts du Crédit Universel (Leroux, Myst. ch. jaune,1907, p. 22).
Au fig. :
2. Il bégayait, bredouillait, sans réussir à se taire, comme si le regard prodigieusement attentif du maître lui eût arraché ce pauvre aveu. Car c'était bien le maître autrefois honoré, rival heureux de Charcot vieillissant, le grossier mais tout-puissant forceur de secrets, le cruel redresseur d'énergies défaillantes... Bernanos, Joie,1929, p. 638.
B.− Animal qui force le gibier. [Les chiens qui] avaient suivi leur instinct de forceurs, et naturellement bondi sur les traces d'une proie plus facile (Genevoix, Dern. harde,1938, p. 79).
Prononc. : [fɔ ʀsœ:ʀ], fém. [-ø:z]. Étymol. et Hist. 1. 1507 [éd.] « celui qui force, qui attaque par la force » forceur de fames (Eloy Damerval, Livre de la deablerie, fo9a ds Gdf.); ,,v. lang.`` ds Ac. Compl. 1842; d'où 1938 « celui qui force les bêtes sauvages » (Genevoix, op. cit., p. 228); 2. 1907 « personne qui dirige une forcerie » (Nouv. Lar. ill.). Dér. de forcer*; suff. -eur2*. Fréq. abs. littér. : 2. Bbg. Kemna 1901, p. 102.