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ENTORTILLAGE, subst. masc.
A.− Rare. Action d'entortiller (quelque chose). On se servait, pour les entortillages des catapultes, de tendons pris au cou des taureaux ou bien aux jarrets des cerfs (Flaub., Salammbô,t. 2, 1863, p. 91).
B.− P. méton. Manière dont une chose est entortillée; ce qui est entortillé. L'entortillage de la treille. Synon. entortillement.Aux extrémités de la traverse s'élevaient deux chapiteaux qui contenaient un entortillage de crins (Flaub., Salammbô,t. 2, 1863p. 77).
C.− Au fig., usuel. [En parlant de l'expression, du lang.] Complication, obscurité prétentieuse du discours. Style plein d'entortillages. Synon. emberlificotage, circonlocution.Hé! bien, mon cher, les entortillages du premier annoncent une œuvre faite à Angoulème (Balzac, Illus. perdues,1843, p. 268).J'ai pu m'étonner des précautions, des entortillages dont Sainte-Beuve accommodait la vérité (Zola, Doc. littér.,Sainte-Beuve, 1881, p. 250):
« J'ai trouvé, ai-je dit à Ampère, un grand défaut au discours du Père Aubry. C'est l'entortillage de capucinades dont il l'a farci... » Delécluze, Journal,1825, p. 135.
Prononc. et Orth. : [ɑ ̃tɔ ʀtija:ʒ]. Ds Ac. 1878 et 1932. Étymol. et Hist. 1. 1754, 13 févr. « contorsion dans l'expression; manque de simplicité » (M. du Deffand, Lettre à Mademoiselle de Lespinasse ds Ritter, Les Quatre dict. fr., p. 410 : Vous serez sans prétention et sans entortillage); 2. 1863 un entortillage de crins (Flaub., op. cit., p. 77). Dér. du rad. de entortiller*; suff. -age*. Fréq. abs. littér. : 7. Bbg. Ritter (E.). Les Quatre dict. fr. B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36, p. 410.