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ENCOURTINER, verbe trans.
Vx. Garnir de courtines, de tentures. Encourtiner une chambre, un hall; encourtiner de brocard, de cretonne, de serge. Qu'il [le lit] soit encourtiné de brocard ou de serge (...). C'est là que l'homme naît, se repose et s'unit. Enfant, époux, vieillard, aïeule, femme ou vierge (Heredia, Trophées,1893, p. 150).Les rues [de Reims] étaient encourtinées de draperies éclatantes (Druon, Loi mâles,1957, p. 289).
P. anal. Disposer à la façon de rideaux. Les nobles cheveux châtains de ma dame, Soit que sa main les apprête En bandeaux modestes sur sa tête, Soit qu'ils l'encourtinent déliés (Moréas, Pèler. pass.,1891, p. 52).
Prononc. : [ɑ ̃kuʀtine], (j')encourtine [ɑ ̃kuʀtin]. Étymol. et Hist. Ca 1170 « garnir de tentures » loges encortinees (Benoit, Ducs de Normandie, éd. C. Fahlin, 25513). Dér. de courtine*; préf. en-*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 4.