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ENCORNURE, subst. fém.
Cornes des bœufs, vaches, béliers, boucs; manière dont elles sont implantées :
En cette position (...) les yeux dans les yeux, et quasi joue contre joue, elles me firent penser à deux jeunes taures, l'une desquelles avance le front pour folâtrer, tandis que l'autre défiante et déjà malicieuse de son encornure, l'attend pour la heurter traîtreusement. Sand, Maîtres sonneurs,1853, p. 149.
Rem. Certains dict. mentionnent le sens utilisé en archéol. pour désigner une ,,garniture de corne servant à renforcer les arcs, et ornementation marquetée de corne lorsqu'il s'agit d'une arquebuse ou toute autre arme de mousqueterie`` (Gay t. 1 1887).
Prononc. : [ɑ ̃kɔ ʀny:ʀ]. Étymol. et Hist. 1. 1576 « garniture de corne servant à renforcer un arc » (R. Belleau, Les Amours des pierres précieuses, La Cornaline [II, 233] ds Hug.); 2. 1611 « manière dont les cornes des animaux sont implantées » (Cotgr.). Dér. du rad. de encorner*; suff. -ure*.