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Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

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EMBOUCANER, verbe.
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A.− Emploi intrans. Sentir mauvais, puer. Ah! triste chose que l'humanité. Incarcérée, elle ne sent pas la rose, dehors libérée, elle emboucane, elle fouette à vomir (Arnoux, Algorithme,1948, p. 221).
B.− Emploi trans. Importuner par son odeur :
... j'ai été réveillé par la relève du 129equi a passé par là. Pas par le bruit, par l'odeur. Ah! tous ces gars avec leurs pieds à hauteur de ma gueule. (...) et c'est heureux (...) qu'ils m'ont réveillé en m'emboucanant. (...) j'ai ouvert les carreaux juste à temps pour me cramponner à ma toile de tente (...) qu'un de ces fumiers-là parlait de m'grouper. Barbusse, Le Feu,1916, p. 13.
Étymol. et Hist. 1878 « sentir mauvais » (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 129). Orig. obsc.; prob. altération de emboconner « empoisonner, puer » (cf. FEW t. 1, p. 582b), dér. avec préf. em- (en-*), dés. -er de boucon*, sous l'infl. de boucaner « faire le bouc » (v. boucan2), le bouc étant connu pour sa mauvaise odeur. Fréq. abs. littér. : 1. Bbg. Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 193. − Sain. Lang. par. 1920, p. 379.