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DÉTROUSSEMENT, subst. masc.
Rare. Action de détrousser; état d'une personne détroussée.
A.− [Correspond à détrousser B 1] Un de ces partages à l'amiable qui ne laissent pas de rappeler à l'occasion quelque conciliabule de gentilshommes, après détroussement de diligence (Toulet, Nane,1905, p. 113).
Rem. Admet comme synon. dans ce sens détroussage. La seule vraie industrie arabe fut le détroussage des navires chrétiens (La Varende, Tourville, 1943, p. 33).
B.− [Correspond à détrousser B 2] La finance, pour une autre forme de détroussement appelle aussi le paysan à la ville, afin de lui soutirer son argent (L. Daudet, Stup. XIXes.,1922, p. 79).Trop de fripons sont intéressés au succès de cette entreprise de détroussement spirituel pour que je les suive sur ce terrain (Breton, Manif. Surréal.,2eManifeste, 1930, p. 96).Le détroussement organisé, le démarquage cynique d'historiens véritables [dans les vies romancées] par les folliculaires pressés de l'historiographie (L. Febvre, Combats pour hist.,Hist. et psychol., 1938, p. 215).
Prononc. : [detʀusmɑ ̃]. Étymol. et Hist. 1538 destroussement (Est.). Dér. du rad. de détrousser*; suff. -(e)ment1*. Fréq. abs. littér. : 2.