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DROUILLE, subst. fém.
Arg. (de la pègre et de la prostitution) et région. Maîtresse de bas étage; ,,femme de mauvaise vie, qui aime courir`` (G. Collinet, Région. hte-montagne, 1925). La drouille ivrognée de Jean Steen se vautrant, au musée Van Der Hoop, sur la culotte d'un pochard (Huysmans, Art mod.,1883, p. 195).
Rem. Absent des dict. gén. des xixeet xxesiècles.
Prononc. Seule transcr. ds Besch. 1845 : drou-ie. Étymol. et Hist. [1. Ca 1625 poove droye « pauvre fille » (Moralité, 129 ds J. Haust, Le Dialecte liégeois au XVIIesiècle, Les trois plus anciens textes, Liège, 1912)]; 2. 1810 drouille, saloppe [sic] (J.-F. Henry, Essai hist., topographique et statistique sur l'arrondissement communal de Boulogne-sur-Mer, Boulogne, p. 232). Terme région. propre aux dial. du Nord, emploi fig. de drouille, proprement « colique », dér. de drouiller, du néerl. drollen, cf. FEW t. 15, 2, pp. 74b-76a. 1 est peut-être à rattacher à drôle « enfant », cf. J. Haust, op. cit., p. 67, qui propose la même étymol. pour 2. Fréq. abs. littér. : 1. Bbg. Hamlin (F.R.). Les Noms de domaines en -anum ds le département de l'Hérault. R. interm. Onom. 1972, t. 24, no3, p. 163. − Sain. Lang. par. 1920, p. 305; Sources t. 1 1972 [1925], p. 161; t. 2 1972 [1925], p. 137.