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DOLEMMENT, adv.
D'une manière dolente.
A.− [L'idée dominante est celle de malaise physique] Las! sans armet, ma tête dolemment Penche, et mon bras de fer est sans vaillance (Moréas, Cantil.,Tidogolain, 1886, p. 218).
Rem. On rencontre ds la docum. le synon. rare et littér. dolentement (v. dér. s.v. dolent).
B.− [L'idée dominante est celle d'une souffrance morale exprimée de manière plaintive] Je n'ai jamais trahi la confiance de personne, dit dolemment Arnica, à qui personne encore n'avait confié aucun secret (Gide, Caves,1914, p. 765).
C.− P. métaph. ou au fig. [À propos d'un inanimé] D'une manière qui évoque une plainte. Ce vent folâtrait sur les toits de la prison, en sifflant dolemment (Joigneaux, Prisons Paris,1841, p. 73):
Et la troupe est très douce à la Mort qui la mène Une musique un peu faible et presque câline Marque discrètement et dolemment le pas. France, Poésies,Idylles et lég., 1896, p. 109.
Prononc. et Orth. : [dɔlamɑ ̃]. Ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1599 ([M. Papillon de] Lasphrise, 515 ds Z. rom. Philol., t. 28, p. 599). Dér. de dolent*; suff. -ment2*. Fréq. abs. littér. : 3.