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DISPUTAILLER, verbe intrans.
Fam. Discuter longtemps et sans résultat (cf. chicaner, discutailler, ergoter, tergiverser). La liberté, dans ces singuliers pays, consiste à disputailler sur la chose publique (Balzac, Massimilla Doni,1839, p. 406).
Rem. On rencontre ds la docum. l'emploi pronom. se disputailler. Se quereller (cf. chamailler B 2). La princesse se disputaillant avec Nieuwerkerke, à propos des femmes qu'il salue (Goncourt, Journal, 1865, p. 182).
Prononc. et Orth. : [dispytɑje] ou [dispyta-], (je) disputaille [dispytɑ:j] ou [-ta-]. La persistance de [ɑ] s'explique par le sens péj. du verbe et à l'inf. par l'infl. de la forme conjuguée. Cf. -aille, -ailler. Admis ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. Av. 1596 (Vigenère ds Delb. Rec. ds DG). Dér. du rad. de disputer*; suff. -ailler*. Fréq. abs. littér. : 3.
DÉR. 1.
Disputaillerie, subst. fém.,fam. Discussion longue et vaine. Qu'ont donc de si charmant ces disputailleries, Et cette polémique et ces criailleries (Pommier, Crâneries,1842, p. 12). [dispytɑjʀi]. Cf. -aille, -ailler. 1reattest. 1717 (Journ. hist., juin ds Trév. Suppl. 1752); du rad. de disputailler, suff. -erie*.
2.
Disputailleur, euse, subst. et adj.,fam. Celui ou celle qui passe son temps à des discussions longues et vaines. Il y avait plus de passion dans le petit doigt de Monsieur de Jaucourt que dans toute votre race de disputailleurs (Balzac, Langeais,1834, p. 329).Cette humanité me paraît bien chimérique... (...) ses bonshommes sont parfois terriblement ergoteurs, disputailleurs (Goncourt, Journal,1889, p. 924). [dispytɑjœ:ʀ] ou [-ta-], fém. [-ø:z]. Cf. -aille, -ailler. 1reattest. 1829 (Boiste); du rad. de disputailler, suff. -eur2*. Fréq. abs. littér. : 4.