× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
DYSCOLE, DISCOLE, adj.
Rare, vx. [En parlant d'une pers.]
A.− Dont le comportement est difficile à vivre; qui est de tempérament morose. Enfant dyscole. Toute sœur discole pourrirait le troupeau, donnerait la clavelée aux âmes! (Huysmans, En route, t. 1, 1895, p. 219).
Rem. Méd. Biol. t. 1 1970 atteste le dér. dyscolisme, subst. masc. ,,Disposition à la tristesse, à l'inactivité, au pessimisme``.
B.− P. ext. Dont le comportement s'écarte de la norme sociale. À Lucques, il y avait une inquisition de la vie privée, qui s'intitulait conseil des discoles. Sur une dénonciation jetée dans la boîte du conseil, tout citoyen pouvait être déclaré discole, c'est-à-dire homme de mauvais exemple (Hugo, Rhin,1842, p. 468).
Rem. La docum. atteste l'emploi subst. masc. [Surtout en scolast., en parlant d'un argumentateur fantaisiste ou hardi] Il y eut les fidèles et les dyscoles (Sainte-Beuve, Port-Royal, t. 4, 1859, p. 113).
Prononc. et Orth. : [diskɔl]. Ds Ac. 1762-1878. L'ensemble des dict. dont Ac. l'écrit avec y; mais la docum. donne des ex. avec i (supra). Étymol. et Hist. 1370 discole (Oresme, Ethiques, éd. A. D. Menut, 35 c, p. 168); 1560 dyscole (E. Pasquier, Recherches, V, 19 ds Hug.). Empr. au b. lat.dyscolus « difficile, morose », gr. δ υ ́ σ κ ο λ ο ς. Fréq. abs. littér. Dyscole 2. Discole : 2. Bbg. Gohin 1903, p. 307. − Ritter (E.). Les Quatre dict. fr. B. de l'Inst. nat. genevois. 1905, t. 36, p. 406.