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DAUPHIN1, subst. masc.
A.− Cétacé carnivore au museau allongé, à la bouche garnie de dents. Ces gais dauphins aux geysers de mercure (Laforgue, Poés. complètes,1887, p. 18).Le dauphin symbolisait l'Apollon delphique (Déchelette, Archéol. préhist., celt. et gallo-romaine,t. 2, 1914, p. 422):
1. Les dauphins, dit-il, sont tout bonnement de petits cachalots que les marins appellent des oies de mer, à cause d'une certaine ressemblance dans la forme de la tête. A. France, Le Lys rouge,1894, p. 363.
B.− Emplois spéc.
1. ASTRON. ,,Constellation de l'hémisphère septentrional`` (Ac. 1835, 1878).
2. TECHNOL. Tuyau d'écoulement d'une fontaine, représentant la tête d'un dauphin. Ces dauphins moussus et tortillés bizarrement qui crachent l'eau à gros bouillons dans la vasque sonore des fontaines (Arène, Veine arg.,1896, p. 157):
2. Ton dauphin [d'une source] verdi par le lierre Ne lance plus de ses naseaux, En jets ondoyants de lumière, L'orgueilleuse écume des eaux. Lamartine, Harmonies,La Source dans les bois, 1830, p. 352.
Prononc. et Orth. : [dofε ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. Mil. xiies. daufin (Roman d'Alexandre, ms. Arsenal, 720 ds Elliott Monographs, t. 1, p. 38). Du lat. pop. *dalphinus (710 ds H. Schuchardt, Der Vokalismus des Vulgärlateins, t. 1, 214), lat. class. delphinus, gr. δ ε λ φ ι ́ ς, ι ̃ ν ο ς de même sens. L'hyp. d'un empr. à l'a. prov. dalfi : xiiie-xives. ds Rayn. (J. Brüch ds Z. fr. Spr. Lit., t. 50, 1927, p. 327; Bl. W.1-5) ne semble pas nécessaire, cf. aumône. Bbg. Goug. Mots t. 3 1975, p. 75. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 114, 284. − Sain. Lang. par. 1920, p. 264.