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DÉTEINT, EINTE, part. passé, adj. et subst. fém.
I.− Part. passé de déteindre*.
II.− Adjectif
A.− Qui a perdu sa couleur. Étoffe déteinte; drapeau déteint. Cheveux plus déteints que blonds (Gide, Caves,1914, p. 760).
B.− Au fig. Qui a perdu une partie de son attrait :
1. Un garçon, n'eût-il que six mille livres de rente, ne lui restât-il pour toute fortune que sa réputation d'élégance. Hé! bien, cette ombre fantastique comporte d'énormes valeurs. La vie offre encore des chances à ce garçon déteint. Balzac,Le Contrat de Mariage,1835,p. 208.
III.− Subst. fém. Déteinte.
A.− Résultat de ce qui s'est décoloré. La déteinte du drap rouge (cf. Goncourt, Journal,1871, p. 824).Un méchant complet civil, gris, plein de grands cercles de déteinte verdâtre (Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 277).
B.− Au fig. Influence :
2. Pourquoi nous, France si rayonnante, (...) et d'une si grande déteinte sur tout le monde, pourquoi subissons-nous sur toutes nos frontières la langue et les mœurs de nos voisins. Goncourt, 1861, p. 952.
Prononc. et Orth. : [detε ̃], fém. [-ε ̃:t]. Ds Ac. 1694-1878. Fréq. abs. littér. : 179.