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DÉCARÊMER, verbe trans.
A.− Emploi trans., rare. Offrir un bon repas (à quelqu'un), [lui] faire manger de la viande ou, p. ext., d'autres aliments pour (le) dédommager de l'abstinence imposée par le carême. On recevait le prêtre pour le décarêmer un peu [le vendredi saint] et parce qu'il n'était plus pris par ses offices de l'après-midi (La Varende, Centaure de Dieu,1938, p. 18).
B.− Emploi pronom. Faire un bon repas, manger de la viande ou, p. ext., d'autres aliments pour se dédommager de l'abstinence du carême. Cf. acarêmer (s').
P. métaph. Les républicains de la Plaine se laissèrent endoctriner par ce beau monde et, après avoir si longtemps entendu prêcher la vertu, trouvèrent agréable de se décarêmer (Lefebvre, Révol. fr.,1963, p. 435).
Prononc. et Orth. : Seule transcr. ds Littré et DG : dé-ka-ré-mé. Littré transcrit [ε:] long d'apr. carême* alors que DG tient compte de l'harmonisation vocalique et transcrit [e] fermé. Le verbe est admis ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1209 pronom. (Reclus de Molliens, Miserere, 217 12 ds T.-L.). Dér. de carême*; préf. dé-*; dés. -er. Fréq. abs. littér. : 5. Bbg. Gohin 1903, p. 253.