× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

options d'affichagecatégorie :
DÉBOULONNER, verbe trans.
A.− Enlever des boulons.
P. ext. Démonter ce qui était boulonné. Déboulonner un rail (cf. Sartre, Mains sales,1948, 2etabl., 3, p. 42).
Déboulonner une statue. Abattre une statue.
B.− Au fig., fam.
1. Détruire le prestige d'une personne (comme si on abattait sa statue) :
1. Pour moi, déboulonné du pôle de stylite qui me sied, dès qu'un corps a trop de son secret, j'affiche : celles qui voient tout, je les invite à venir, à mon bras, des soirs, prendre les frais. Laforgue, L'Imitation de Notre-Dame la Lune,1886, p. 260.
2. Déposséder quelqu'un de son poste, de sa place. Il s'est fait déboulonner aux dernières élections :
2. Aussi aux dernières élections, ou aux avant-dernières, il faillit être déboulonné de Montargis, je dis déboulonné comme député, par un juif extrêmement riche et naturellement radical. Péguy, L'Argent,1913, p. 1224.
Prononc. et Orth. : [debulɔne], (je) déboulonne [debulɔn]. Ds Ac. 1878 et 1932. Étymol. et Hist. 1867 « démonter ce qui est boulonné » (Goncourt, M. Salomon, p. 375); 1871 fig. (Virmaitre, Dict. arg. fin-de-s., Suppl., p. 87 : [Depuis 1871] faire tomber un homme, c'est le déboulonner); 1886 « déposséder quelqu'un de sa place » (Laforgue, loc. cit.); cf. 1911 déboulonner son idole (L. Daudet, Mésentente, p. 242). De boulonner*; préf. dé-*. Fréq. abs. littér. : 11.