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CRIERIE, subst. fém.
A.− Cris importuns, bruits de dispute ou de plaintes. (Quasi-) synon. criaillerie.
Rem. On rencontre ds la docum. criérien(s), subst. masc. (plur.). ,,Fantômes des naufragés, qui, dans l'opinion superstitieuse des habitants de l'île de Sein, en Bretagne, demandent la sépulture, désespérés d'être depuis leur mort ballotés par les flots`` (Besch. 1845). Et ces sifflements, qu'on croirait ceux de la tempête, sont les criériens, ombres des naufragés qui demandent la sépulture (Michelet, Tabl. Fr., 1833-61, p. 13).
B.− Annonce lancée à voix haute par les marchands des rues. (Quasi-)synon. criée.La grande quantité de crieurs est un des caractères distinctifs d'une capitale (...) chacun annonce sa présence par une crierie, ou petite mélodie qu'il invente et chante à sa façon (Mainzer, Français peints par eux-mêmes,t. 4, 1841, p. 203).Les « crieries » de Paris se sont transmises depuis des siècles dans les divers métiers de la rue (Carco, Nost. Paris,1941, p. 82).
Prononc. et Orth. : [kʀiʀi]. Ds Ac. 1694-1878. Étymol. et Hist. 1. 1180-85 « cris » (Orson de Beauvais, 1663 ds T.-L.); 2. 2emoitié xiiies. [ms.] « cri du crieur » (G. de La Villeneuve, Les crieries de Paris, éd. Barbazan et Méon, II, p. 286). Dér. de crier*; suff. -erie*. Fréq. abs. littér. : 1. Bbg. Lew. 1960, p. 107.