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COUTON, subst. masc.
A.− Région. Base d'une tige :
Il obliqua dans une allée de tir, où les fougères avaient été fauchées; des coutons raides s'écrasaient sous leurs pieds, hargneusement. Genevoix, Raboliot,1925, p. 248.
B.− P. anal. Rudiment de plume qui subsiste après la plumaison d'une volaille.
Prononc. et Orth. : [kutɔ ̃]. On rencontre ds la docum. la graph. coûton (d'apr. coston, côton dér. de côte; cf. Diot, Patois briard, 1930, p. 43). Étymol. et Hist. 1. 1600 coston « côte de laitue » (Ol. de Serres, Théât., IV ds Thibault, s.v. couton); 1611 coston « tige d'une herbe » (Cotgr.); 1611 couton « brin de fagot; grosse côte de plante, de chou » (ibid.), a survécu dans différents dial. (FEW t. 2, p. 1250 a) à nouv. répertorié par Guérin; 2. 1863 « rudiment de plumes de volailles » (Littré). Soit dér. de côte1* « nervure de feuilles, côte de plante », soit du germ. skŏt qui a donné le fr. écot* « tronc d'arbre, rameau imparfaitement élagué, menue branche, chicot d'arbuste » (v. FEW, t. 17, p. 128 a); suff. -on*. Fréq. abs. littér. : 3.