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Définition du Trésor de la Langue Française (1960-1990)

CORPULENT, ENTE,

adjectif
Qui est trop fort, trop gros; dont le corps dépasse en poids, en volume la proportion convenable. Un homme assez, très corpulent. Anton. maigre, mince :
Beau garçon, assez fort et corpulent pour son âge, il ne faisait toute sa sainte journée que chasser, manger, boire et dormir... (R. Rolland, Jean-Christophe, Antoinette, 1908, p. 846)
• Emploi subst. Questionné sur un autre de ses amis, sur Paul Adam, de Régnier nous dit que c'est un corpulent, un sanguin (Goncourt, Journal, 1894, p. 526).
— P. métaph.
• [En parlant d'un parfum, d'un monument] Un arôme aussi corpulent, [d'] une présence aussi assurée que celui de l'encens (Gracq, Beau tén., 1945, p. 39). Il se carre [le Trocadéro] corpulent, composite mauresque et byzantin (Arnoux, Paris, 1939, p. 260).
• [En parlant de la voix] Un son massif, corpulent. Si le grave est plus corpulent que l'aigu, c'est que le sujet tend à poitriner [en chantant] (Wicart, Puissances voc., Chanteur, 1931, p. 453).
Prononciation et orthographe
[kɔʀpylɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Ds Ac. depuis 1835.
Étymologie et histoire
Av. 1380 [ms.] « gros (d'un animal, d'un objet) » (P. Bersuire, Tite-Live, ms. Ste-Gen., f° 273d ds Gdf. Compl.) — 1448, Martin le Franc, ibid. ; 1492 [éd.] « qui est d'une forte corpulence (d'une personne) » (Sept sages Rome, éd. G. Paris, p. 127). Empr. au lat. class. corpulentus, en parlant d'animaux et de personnes.
Statistiques
Fréq. abs. littér. : 38.