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COLLÈGE2, subst. masc.
ÉDUCATION
A.− Établissement d'enseignement du second degré.
1. Établissement public d'enseignement du second degré dont le régime administratif est différent de celui des lycées. Collège communal; principal d'un collège. Tout le monde n'a pas été comme toi régent de collège et distributeur de férules (T. Gautier, Le Capitaine Fracasse,1863, p. 192).Si je n'avais été qu'au collège et non au lycée, si j'avais été de moitié moins ambitieux (Giraudoux, Simon le Pathétique,1926, p. 16):
1. Il songea à son bon temps de collège, à son pupitre tout abîmé de coups de canif et noirci d'encre, aux marronniers de la cour, et aux greniers de l'église où l'on allait dénicher des hirondelles. Flaubert, La 1reÉducation sentimentale,1845, p. 19.
SYNT. Entrer au collège, sortir du collège ou quitter le collège; envoyer ou mettre qqn au collège; collège classique, moderne (Encyclop. pratique de l'éduc. en France, 1960, p. 105).
Spéc. Établissement privé d'enseignement primaire et secondaire. Collège libre; collège de jésuites. Dès que je sus écrire et lire, ma mère me fit exporter à Pont-le-Voy, collège dirigé par des oratoriens (Balzac, Le Lys dans la vallée,1836, p. 10).C'est lui qui a payé la pension de ses petits-enfants au collège diocésain de Montreuil (Bernanos, Journal d'un curé de campagne,1936, p. 1085):
2. ... je me souvins de l'ode du même poète [Gray] sur une vue lointaine du collège d'Eton. « Heureuses collines, charmants bocages, champs aimés en vain, où jadis mon enfance insouciante errait étrangère à la peine! ... » Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe,t. 1, 1848, p. 523.
2. Mod. Établissement public qui ne comporte que le premier cycle de l'enseignement du second degré. Collège d'enseignement général.
P. ext. Établissement conduisant à un diplôme inférieur au baccalauréat. Collège d'enseignement technique (Encyclop. pratique de l'éduc. en France,1960, p. 130).
3. P. méton.
a) Bâtiments d'un collège. Le collège forme une vaste enceinte soigneusement close (Balzac, Louis Lambert,1832, p. 26).La cour du collège (...) avec ces tons de bifteck saignant, presque violacé, que prend la brique par endroits (Green, Journal,1936, p. 65).
b) Ensemble des élèves ou des pensionnaires d'un collège. Je fermais la marche du collège (Céline, Mort à crédit,1936, p. 282).
c) Période où l'on fréquente le collège. Tous les dix ans il faudrait refaire son collège (Renard, Journal,1896, p. 328).
Amitié, ami de collège. Amitié contractée ou ami rencontré durant les années de collège. Un ami de collège presque oublié, quoique toujours aimé dans un repli obscur du cœur (Hugo, Les Feuilles d'automne,préf., 1831, p. 715).Ce sont les touchans souvenirs d'une amitié de collége (Musset, Revue des Deux Mondes,1832, p. 608).
d) Péj. Pédagogie ou contenu de l'enseignement des collèges (entrant dans certaines expressions qui évoquent l'aspect pédant ou scolaire d'une personne ou d'une chose). Anglais de collège (Maurois, Les Silences du colonel Bramble,1918, p. 87).Comme si Cinna était la dernière des tragédies de collège (Brasillach, Pierre Corneille,1938, p. 184):
3. Nos cours de littérature nous ont dit au collège que l'on rit à Molière, et nous le croyons, parce que nous restons toute notre vie, en France, des hommes de collège pour la littérature. Stendhal, Racine et Shakespeare,t. 1, 1823, p. 33.
Sentir le collège (vx). Avoir quelque chose de pédant ou de scolaire.
B.− Établissement d'enseignement supérieur.
1. Collège de France. Institution fondée par François 1er, où des personnalités universitaires ou scientifiques titulaires de chaires dispensent un enseignement qui s'adresse au public cultivé et à des chercheurs :
4. Au collège de France toutes les connaissances humaines se trouvent à peu près réunies; toutes les académies de l'institut y sont plus ou moins représentées, de même que les diverses facultés. C. Bernard, Principes de méd. exp.,1878, p. 24.
2. Collège universitaire. Centre d'enseignement littéraire ou scientifique, constitué dans certaines villes importantes qui ne possèdent pas d'université.
Rem. Attesté ds Lar. encyclop.-Lar. Lang. fr.
Prononc. et Orth. Cf. collège1. Ds Ac. 1694-1932 mais écrit collége ds Ac. 1762-1835. Étymol. et Hist. 1. Ca 1308 « corps de personnes revêtues de la même dignité » (Ystoire de li Normant, trad. Aimé, 6, 1 ds Quem.), spéc. « communauté, confrérie religieuse » (op. cit., 8, 2, ibid.); 1546 sacre colliege (Rabelais, Tiers Livre, chap. 4, éd. Ch. Marty-Laveaux, II, p. 32); 1812 un collège électoral (Jouy, L'Hermite de la Chaussée d'Antin, t. 2, p. 90); 2. a) 1462 colliege « lieu pour enseigner les lettres et les sciences » (A. N. M 80 ds Gdf. Compl.); 1678-79 fig. sentir le collége « prendre un air pédant » (La Fontaine, IX, 5 ds Littré); b) 1610 Collège Royal (d'apr. le Dict. des Lettres du XVIes.); 1795 Collège de France (d'apr. Brunot t. 9, 2, p. 1105). Empr. au lat. class. collegium « ensemble, corps (de magistrats, de prêtres) » qui au Moy. Âge désigne diverses communautés de laïcs ou de religieux (Mittellat. W. s.v.).
STAT. − Collège1 et 2. Fréq. abs. littér. : 2 903. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 4 664, b) 5 652; xxes. : a) 3 887, b) 2 999.
BBG. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 88, 315.